Depuis plusieurs années, des ONG sont présentes dans les centres fermés pour étrangers1 ; elles y tiennent des permanences sociales, visitent régulièrement les centres, rencontrent des détenus2 et des membres du personnel. Sans préjudice du jugement qu’ONG, travailleurs sociaux et visiteurs peuvent porter sur le principe même de l’enfermement d’étrangers en vue de leur expulsion, il nous a paru de notre devoir de faire part aux autorités, au monde politique et au public d’un certain nombre d’observations portant sur le fonctionnement des centres.